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      Raquel Castro Chacon

      Plus de TDA sans ou avec "H"

      Le trouble du défficit de l'attention avec ou sans Hyperactivité défini nouvellement selon 3 biotypes

      · TDAH

      Deux enfants "TDAH" peuvent ne pas se ressembler en apparence. L'un semble plutôt être agité.e en permanence, l'autre est souvent en mode "dans les nuages". L'un tende à exploser à l'extérieur, l'autre à intérioriser. L'un lutte contre ses impulsions, l'autre se perd dans ses pensées.

      Pendant des années, on a répondu à cette diversité avec des sous-catégories : TDAH avec hyperactivité, sans hyperactivité. Insuffisant pour comprendre ce qui se passe vraiment dans le cerveau de nos enfants selon une récente étude:

      Une nouvelle étude publiée en février 2026, menée par des chercheurs chinois, américains et australiens sur 446 enfants, vient bousculer encore un peu plus les certitudes. En analysant la connectivité cérébrale (c'est-à-dire la façon dont les différentes zones du cerveau communiquent entre elles) ils ont identifié trois "biotypes" distincts. Trois façons différentes, neurologiquement, d'être TDAH.

      Biotype 1: Le système débordé

      Le cortex préfrontal (le "chef d'orchestre" du cerveau, celui qui régule les impulsions, mesure les conséquences, met le frein) est littéralement saturé. Ces enfants présentent à la fois une forte inattention, une impulsivité marquée, et surtout une dysrégulation émotionnelle importante : crises de colère, instabilité, agressivité. Pas parce qu'ils "le font exprès". Parce que leur système de contrôle est submergé.

      C'est le profil qui ressemble le plus au TDAH "classique" amplifié. Et c'est aussi celui qui nécessite les interventions les plus précoces, car sans accompagnement adapté, le risque de développer anxiété, dépression ou autres difficultés à l'adolescence est plus élevé.

      Ce que ça change pour vous en tant que parent : ce n'est pas de l'opposition. Ce n'est pas du mauvais caractère. C'est un cerveau qui n'arrive pas à traiter assez vite ce qu'il reçoit.

      Biotype 2: L'accélérateur sans frein

      Ici, l'attention est relativement préservée mais l'inhibition, elle, est défaillante. Ces enfants ont du mal à "freiner" leurs impulsions. Ils répondent avant qu'on ait fini la question. Ils s'agitent, interrompent, bougent alors que ce n'est pas le moment; non pas parce qu'ils ne veulent pas faire autrement, mais parce que le signal "stop" arrive trop tard, ou pas du tout.

      Les chercheurs décrivent ça comme "un accélérateur puissant avec un freinage légèrement décalé, dans une circulation rapide et imprévisible."Cette image aide à comprendre pourquoi la punition ne fonctionne pas : on ne punit pas quelqu'un parce que ses freins sont défaillants.

      Ce que ça change pour vous en tant que parent : anticiper plutôt que réagir. Structurer l'environnement pour réduire les occasions où le frein serait nécessaire. Et ne plus confondre impulsivité et irrespect.

      Biotype 3: La concentration qui dérive

      C'est le profil le plus discret et souvent le plus longtemps ignoré (ON EST TEAM 3 PAR ICI). Ces enfants ne sont pas hyperactifs. Ils ne perturbent pas la classe. Ils sont là, mais pas vraiment là. Leur attention dérive, silencieusement, pendant que le cours continue. La mémoire de travail (cette capacité à garder une information "en ligne" le temps de s'en servir) est perturbée. Tout le reste semble fonctionner. Mais la concentration, elle, ne tient pas.

      Ce profil est plus fréquent chez les filles. Et parce qu'il ne dérange personne, il peut passer inaperçu pendant des années... pendant lesquelles l'enfant accumule du retard, de la honte, et parfois la conviction qu'il ou elle est "moins intelligent·e que les autres."

      Ce que ça change pour vous en tant que parent : si votre enfant ne s'épanouit pas à l'école sans que personne ne comprenne pourquoi, ce profil mérite d'être exploré. Ne pas faire de bruit ne veut pas dire ne pas souffrir.

      Ce que cette étude ne dit pas

      Ces biotypes ne sont pas de nouveaux diagnostics. Le diagnostic reste clinique, basé sur l'observation et l'évaluation comportementale. Et les chercheurs eux-mêmes insistent : ces résultats doivent encore être reproduits et confirmés.

      Mais ce qu'ils confirment c'est que la diversité qu'on observe chez les enfants TDAH n'est pas aléatoire. Elle a une réalité neurologique. Et comprendre cette diversité, c'est pouvoir mieux adapter les accompagnements, réduire le tâtonnement thérapeutique, et surtout, arrêter de traiter tous ces enfants de la même façon.

      Ce que j'en retiens, en tant qu'accompagnatrice parentale

      Depuis des années, je travaille avec des familles dont l'enfant a un TDAH. Et ce que je vois, c'est exactement ça : trois enfants "TDAH" peuvent avoir besoin de trois types d'accompagnement très différents. Ce qui aide l'un peut être inutile voire contre-productif pour l'autre.

      C'est pourquoi l'accompagnement parental que je propose ne part jamais d'une méthode unique. Il part de votre enfant. De ses particularités. De ce qui se passe vraiment .

      Et si cet article résonne avec ce que vous vivez au quotidien, n'hésitez pas à explorer les autres ressources du blog, ou à me contacter directement ici.

      Parce que comprendre son enfant, c'est déjà la moitié du chemin.

      Source : étude publiée en février 2026, menée sur 446 enfants par des chercheurs chinois, américains et australiens, analysant la connectivité cérébrale par imagerie.

      Journée de sensibilisation au TDAH

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      TDAH : non, ce n'est pas une tendance.
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