Il n’existe pas UNE méthode magique. De mon côté, j'ai pu testes des des approches solides, testées, respectueuses… et surtout adaptables à chaque famille. Voici quelques basiques à prendre... ou à laisser (plusieurs à la fois, c'est une autre possibilité!):
1. Le sevrage progressif de la présence
Je commence fort! Mais pas de panique! Quelques principes de base avant:
Notre enfant a besoin de nous, de notre amour, de ressentir notre attachement à lui... Le sevrage progressif de la présence du parent est à démarrer si vous sentez vraiment que c'est ce que vous voulez. Vous pouvez être tout à fait heureux/heureuse d'endormir votre enfant avec votre présence! Si votre enfant ressent ce besoin et que vous êtes ok, à quoi bon changer!
Quand vous sentez que le moment est venu d'aider votre enfant à s'endormir sans votre présence à côté, cela peut être accompagné avec douceur. Pour ça, il faut s'armer de patience et y croire!
Premièrement, lors du premier jour (voire leS premierS jourS) vous êtes présent(e) pour l'endormissement en touchant votre enfant, voire le serrant dans les bras, en chantonant…
Puis le lendemain, un peu moins, vous êtes juste à côté et vous chantonnez…
Puis encore un peu moins, vous chantonnez plus.
Puis, vous partez, un jour, avant qu'il/elle s'endorme.
A faire, peu à peu, selon vous et votre enfant.
Et surtout, parler à votre enfant. Dîtes-lui ce que vous allez mettre en place, que vous êtes là pour lui/elle tout ce temps.
2. Le contrôle du stimulus
Objectif : associer le lit au sommeil.
- Dormir uniquement dans le lit
- Pas d’activités dedans
- Si insomnie pendant la nuit ou en début de nuit; sortir du lit, activité calme, puis retour dès que des signes de somnolence reviennent (baillement, regard dans le vague).Je sens que vous me détestez encore un peu!
3. Présence calme dans la connexion sans effusion
L’enfant appelle, vous venez calmement. Sans :
- punition
- menace
- sur-réaction
- sans trop de calins, trop bisous non plus, qui risquent de le réveiller
Juste une présence stable “je suis là” et qui ne mérite pas le coup pour l'enfant de redemander (car si intéraction intéressante, il redemandera à nouveau)
4. Le renforcement positif
Le lendemain : “Tu as réussi à t’endormir seul, tu peux être fier de toi.”
Champagne! "Tu peux être fier de toi, tu as dormi toute la nuit ou tu t'es endormi seul!" Pas de récompense matérielle. Juste une valorisation forte.
5. Les outils ludiques du soir
Parce que parfois… jouer change tout :
- “1,2,3 pyjama”
- se cacher dans les draps
- lisser le lit ensemble
- inventer des jeux
La légèreté, le rire diminue la tension de toute part. Soyez créatifs/tives!
6. Les objets de transition
- Une peluche
- Une veilleuse douce
- Une odeur du parent
Des repères rassurants dans la nuit.
7. Les outils concrets de séparation
- 3 cartes pour appeler le parent
- une pelote de laine entre les lits
- une boîte avec des “cœurs”
L’enfant visualise la connexion.
8. Le dialogue sur les peurs
Exemple :
“Parfois c’est dur de dormir… ça peut faire peur.”
Nommer sa peur, peut apaiser.
9. Adapter aux moments particuliers
- Maladie
- Poussées dentaires
- Phases de développement
Ca peut prendre quelques jours. Dans ces moments-là :
→ on rassure
→ puis on revient à la routine
10. La patience
Parfois… ça prend du temps. Des semaines. Des mois.
Exemple personnel :
À 3 ans, mon enfant se levait la nuit.
Ce qui a fonctionné :
- horaires fixes
- mots rassurants "dormir aide à grandir et à se reposer; dans ton lit tu es en sécurité; je t'aime et je veuille sur toi; je suis juste à côté, on se voit demain matin."
- dialogue sur ses peurs
- présence stable
11. Observer et ajuster
Chaque enfant est différent.
Test, observation et ajustement.
Il n’y a pas de manuel. Il y a votre expertise de parent.
12. Garder le cap : sécurité + autonomie
L’objectif n’est pas de laisser seul(e). Ni de renforcer par des actions qui l'empêcheraient de s'endormir.
Courage, parents! La perséverance est la clé!
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