J'ai beau être guide parentale, je suis maman de 3 enfants et malgré tous les bonnes pratiques que je vais mettre en place, un de mes enfants va avoir du mal à s'endormir. Explorons le pourquoi!
"Je veux pipi" “Encore un câlin.” “J’ai soif.”
1. Parce que dormir, c’est se séparer
Le soir est la plus grande séparation de la journée. Pour un enfant, ce n’est pas juste “aller dormir”.
Entrer dans l’inconnu, l'obscurité. Son système d'alarme peut s'activer. Car pour se laisser aller à dormir, il est nécessaire de se sentir en sécurité.
Du temps de connexion, des paroles positives envers l'enfant, l'accueil de ses émotions, des mots rassurants... voici quelques pistes pour l'aider, pendant la journée et le soir, à être plus en confiance.
2. Parce que le rythme est désynchronisé
L’horloge interne est dérréglé quand l'enfant :
- Se couche plus tard le week-end ou pendant les vacances
- Se leve aussi plus tard le week-end ou pendant les vacances
- Utilisation d'écrans le soir
- Consommation de boissons caféinées
L'enfant est à l'heure espagnole (je sais de quoi je parle !).
3. L'enfant n'est simplement pas assez fatigué
- Trop peu d’activité en journée
- Sieste trop tardive : ne laisse pas assez de temps pour ressentir la pression de sommeil le soir
Aussi si on ressent trop de fatigue (on a dépassé les signes de somnolances), l'enfant peut être en sur-fatigue (beaucoup d'excitation et du mal à se recentrer).
=> Eviter néanmoins les activités physiques 1 heure avant le coucher.
4. Parce que le besoin d’attachement est actif
Le besoin de sécurité est un méta besoin chez toute personne. C.à.d qu'il englobe d'autres besoins.
S’il ne se sent pas pleinement rassuré au moment du coucher, son système d’alarme prend le dessus. Et quand l’alarme est active, son système d'exploration, celui qui va lui permettre d'explorer est desactivé. Et la nuit, s'endormir nécessite être prêt(e) à partir en exploration vers l'inconnu.
5. Parce qu'il éprouve de l'anxiété pour un évenement
Acquisition de la parole, de la propreté, la rentrée à l'école, des évaluations, un chagrin d'amitié... mille évenements peuvent surgir. Être prêt(e) à accueillir les paroles de l'enfant avec une écoute bienveillante est clé pour les aider à dépasser ce sentiment.
6. Parce que quelque chose le/la gène
Le facteur "santé" n'est pas à excluse. Par exemple, si un enfant a un trouble neurodéveloppemental, cela va affecter son sommeil. Cela peut être aussi d'autres gènes moins graves mais tout aussi embetantes pour dormir.
7. Parce qu'il/elle a une peur précise
L'apparition des peurs est une étape normale dans le développement de l'enfant autour de 18mois-2 ans: le loup, un monstre, des cambrioleurs, ... Tout un programme pour une seule nuit.
Lui dire "Cela ne va pas arriver / Cela n'existe pas" ne l'aidera pas à depasser la peur.
"Oh, je vois que tu as peur du monstre, il vient d'où? Ok, et qu'est-ce que tu fais si le monstre arrive? Tu peux crier "maman! papa!" Et on arrive très vite. Et qu'est-ce qu'on fait à ce monstre?... " Continuer le dialogue jusqu'à ce que vous sentez votre enfant plus détendu(e), sans trop s'attarder.
8. Parce que… il/elle préfère vivre
Oui, parfois, c’est aussi simple que ça.
Jouer. Rester avec ses parents. Repousser le moment.
9. Parce qu'il/elle sent qu'il se joue quelque chose d'autre
Pas de façon consciente. Mais parfois en tant que parent, on va venir renforcer certains comportements, par peur de créer de la souffrance, d'être un mauvais parent, d'entendre de pleurs... C'est difficile de dépasser tous ces sentiments. En parler avec un(e) ami(e), un(e) proche, son/sa conjoint(e) peut aider.
Un enfant qui refuse d’aller dormir ne “fait pas exprès”.
Il exprime un décalage, un besoin, ou un environnement à ajuster.
Et c’est là que les solutions prennent tout leur sens.
Ce sont des idées. Parfois un accompagnement peut être intéressant pour débloquer. Si vous ressentez le besoin, je suis disponible pour vous accompagner.