Notre journée de parent est chargée de responsabilités et nous ne pensons pas toujours par manque de temps à d'autres outils et repères bien utiles pour aider notre enfant à s'endormir et faire une bonne nuit (sans coupures!):
1. Valoriser les progrès
À cet âge, votre enfant est très sensible à votre regard. Le renforcement positif est un levier puissant.
Le lendemain, vous pouvez dire simplement :
- “Tu peux être fier/fière de toi”
- “Tu as réussi à t’endormir seul(e)”Pas besoin de récompenses matérielles. Votre reconnaissance suffit à nourrir sa confiance.
2. Mettre du jeu et de la légèreté
Parfois, ce qui bloque… c’est la tension autour du coucher. Introduire du jeu permet de relâcher la pression :
- “1,2,3 pyjama !” au lieu de soleil
- Se cacher dans les draps
- Inventer des petits rituels amusants
- Un support qui décrit grâce à des images le rituel du coucher (aussi utile le matin)Le rire, la complicité, la connexion viennent remplir le “réservoir de sécurité” avant la séparation de la nuit.
3. Des outils concrets pour sécuriser la nuit
Votre enfant a encore besoin de matérialiser le lien avec vous.
Vous pouvez proposer :
- Une peluche ou un objet transitionnel, cela ne vous remplacera pas, mais il aidera l'enfant à avoir un repère dans la nuit
- Une odeur de vous (lange, t-shirt)
- Une veilleuse douce
- 3 cartes "jocker" pour appeler le parent (peu importe le besoin) et ensuite c'est fini!
- Une “boîte à cœurs”: à remplir à chaque venue dans la nuit. Si elle est vide, on fait la fête et on valorise l'enfant!
- Une pelote de laine imaginaire entre vos litsCes éléments rendent la séparation visible, compréhensible, donc plus douce.
4. Comprendre ses peurs
Entre 18 mois et 3 ans, l’imaginaire se développe fortement. Les peurs apparaissent, parfois diffuses, parfois intenses.
Mettre des mots aide énormément :
- “Parfois, la nuit peut faire peur…”
- “Je comprends, je suis là pour te protéger”
Nommer, écouter, accueillir… sans minimiser.
5. Adapter dans les moments particuliers
Votre enfant traverse de nombreuses phases :
- Poussées dentaires
- Maladies
- Grandes acquisitions (langage, motricité…)
Dans ces moments-là, le sommeil peut être perturbé. Ce n’est pas un échec, mais une adaptation normale. On rassure et sort du cadre, puis on revient progressivement au cadre habituel
Les fondamentaux pour se donner toutes les chances de réussir
- Des horaires réguliers
- Un rituel stable et prévisible
- Un environnement calme et peu stimulant
- Une cohérence entre les adultes
- La patience comme fil conducteur
Parfois, malgré tout… cela prend du temps. Des jours, des semaines, parfois plus.
Votre enfant apprend quelque chose de complexe : se séparer, se réguler, faire confiance à la nuit
Et cela peut ne pas être instantané.
Points essentiels à retenir
- Il/elle veut réussir, même si cela ne se voit pas toujours
- La sécurité précède l’autonomie
- Chaque enfant est différent : observer, ajuster
- Votre constance est plus importante que la perfection
Accompagner le sommeil entre 18 mois et 3 ans, c’est marcher sur une ligne fine entre présence et lâcher-prise, entre cadre et souplesse, avec un enfant qui grandit, qui s’affirme, qui teste… mais qui revient toujours vers vous pour vérifier que le lien est là, solide, rassurant, et suffisamment sécurisant pour pouvoir, un soir, fermer les yeux sereinement.
Dans un autre article de blog (ici), nous verrons quelles actions concrètes faire quand mon enfant ne veut pas dormir.
Si besoin d'un accompagnement spécialisé en sommeil de l'enfant, je suis disponible ici