Ah… la punition.
Il n’y a pas de recette magique.
Avant d’aller plus loin, il est recommandé de s’être déjà essayé aux étapes précédentes :
accueillir les émotions et susciter la coopération.
La méthode Faber & Mazlish (Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent Ateliers par Raquel) demande de la pratique. Changer sa façon de communiquer peut être laborieux et rester seul·e face à cela peut être difficile. C’est pour cela que les ateliers existent : pour tester, pratiquer, ajuster, être soutenu·e.
Pourquoi punit-on finalement ?
En atelier, voici les réponses qui émergent :
- “Je ne sais pas quoi faire d’autre.”
- “Parce que je suis l’adulte et que c’est moi qui décide.”
- “Parce qu’il faut bien faire appliquer les règles.”
- “Je ne me suis jamais posé la question.”
- “Parce que c’est comme ça que j’ai été élevé·e.”
- “Je ne veux pas être un parent laxiste.”
- “Quand il y a du monde autour, ça met la pression.”
- “Je ne veux pas me laisser faire.”
- “Je ne veux pas en faire un enfant roi.”
Et la grande question arrive :
➡️ On fait quoi à la place de la punition ?
Sans mode d’emploi, on retombe vite sur :
“Va dans ta chambre !”
“Privé de dessins animés !”
Être parent, c’est exigeant, fatiguant. Et changer ce qu’on a toujours connu demande :
- du temps
- de l’entraînement
- de l’aide
- L’entraide entre parents est précieuse. (venez faire un tour à mes ateliers!)
- La bienveillance envers soi-même est indispensable.
Pourquoi la punition coupe le lien ?
Quand on punit, l’enfant a souvent trois options :
- Se soumettre (Mais il rumine sa colère, ressent de l’injustice ou de l’incompréhension.)
- Se révolter (Et le conflit redémarre.)
- Ignorer…
- Et devenir plus futé.e la prochaine fois.
L’enfant n’apprend ni à réparer, ni à mieux faire la prochaine fois.
La méthode "Parler ... Ecouter" de Faber & Mazlish propose de développer des compétences.
Voici des alternatives concrètes à la punition, issues de l’approche Faber & Mazlish.
1️⃣ Rappeler la règle
“À la maison, on ne saute pas sur le canapé.”
2️⃣ Offrir une alternative
“Tu as envie de sauter ? On p
eut aller sur le trampoline / dehors / danser une musique / faire des roulades sur le tapis.”
3️⃣ Exprimer ses propres sentiments (avec vigueur)
“Je me sens frustrée quand on ne m’écoute pas.”
4️⃣ Offrir un choix
“Tu préfères une douche ou un bain ?”
Le choix redonne à l’enfant un sentiment de contrôle et diminue le rapport de force.
5️⃣ Utiliser une conséquence logique (et non une punition)
“Maintenant, vu que tu n’arrives pas à rester dans le salon sans sauter sur le canapé, nous allons jouer dans ta chambre.”
Et si la situation se répète ?
Quand un problème est récurrent, on passe à un outil plus profond :
👉 la résolution de problème.
Ce sera l’objet de l’étape suivante.